Essai ALFA Mito 1,4 170 chx QuadrioFoglio Verde

Essai ALFA Mito 1,4 170 chx QuadrioFoglio Verde
par
glacier

Alfa Roméo est une marque qui possède une âme et aussi des aficionados. Une marque de passionnés. Bien que cela s'est un peu perdu ces dernières années avec notamment la disparition du célèbre 6 cylindres avec ses tubulures d’admission chromées et sa sonorité exceptionnelle, la marque italienne a su faire revivre la passion avec la 8C Competizione et la présentation actuelle de la 4C à Genève. Pour les moins fortunés, la MiTo joue ce rôle avec un caractère affirmé et des imperfections attachantes.

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ESTHETIQUE

La marque fait partie du groupe FIAT depuis des années et la MiTo reprend donc logiquement, économie d’échelle oblige, la base de la Grande Punto. Esthétiquement cela n’a tout de même rien à voir, la MiTo (contraction de Milano-Torino QG de Alfa Roméo et FIAT) s’inspirant très largement de ses soeurs plus exclusives. J’ai apprécié revoir la calandre caractéristique de la marque, ses feux ovoides, sa couleur d’un rouge intense la rendant pour l’occasion très élégante. Les ailes bodybuildées lui assurent une présence visuellement plus marquée sur la route et flatte son conducteur. Notre version «Quadrifoglio Verde», elle, n’apporte pas grand chose de plus au dessin déjà réussi de la belle. Un discret trèfle à 4 feuilles sur les ailes avant et des jantes dans la plus pure tradition Alfa. Bref, la MiTo est une réussite esthétique, sa ligne a très bien vieilli malgré ses 5 ans cette année. Le charme italien dans dans toute sa splendeur.

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INTERIEUR

A l’intérieur, les rappels Qualdrifoglio Verde sont eux aussi discrets. Les surpiqures vertes des sièges, du volant, du pommeau cuir du levier de vitesses ou du frein à main font l’essentiel. C’est maigre mais la sellerie Alcantara est valorisante, le pédalier alu aussi. Par ailleurs, le maintien des sièges y est bon notamment aux jambes et dans le bas du dos. Un peu moins bon dans le haut mais cela reste correct pour une conduite rapide. La position de conduite se trouve par ailleurs, très facilement et les réglages possibles offrent suffisamment d'amplitude pour correspondre au plus grand nombre. Pas véritablement voiture d’égoiste, la MiTo peut accueillir sans mal 4 adultes dans un niveau de confort correct mais espérez faire le tour de l’île assis à l’arrière pourrait s’avérer être une punition tant on se sent confiné.

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SUR LA ROUTE

Point de 6 cylindres ici, pas de technologie Twin Spark (2 bougies par cylindres), ici le moteur est un 4 cylindres turbo quatorze cent centimètres cubes. Cependant il embarque la technologie MultiAir de Fiat permettant d’améliorer le rendement du moteur et le couple maximum fourni à tous les régimes en choisissant le moment le plus approprié d'ouverture et de fermeture de la soupape d'admission. Dans les faits, le moteur affiche en fait deux caractères car le constructeur italien l’a doté d’une gestion électronique DNA sélectionnable au gré du conducteur. Par défaut c’est le mode N (Normal) qui est activé. Le couple maxi est limité à 230 Nm et la pédale d’accélérateur s’avère moins réactive. Sur ce mode, la voiture ne semble clairement pas donné les 170 ch annoncé. La MiTo semble afficher un raisonnable 130 ch.
Mais si d'aventure, le mode D (Dynamique) est sélectionné, la voiture change littéralement de caractère. Complètement différente, totalement libérée, elle réagit instantanément à chaque pression sur l'accélérateur. Les 170 ch répondent tous présents, la sonorité devient plus rauque, plus envoûtante et le moteur ne demande qu'à prendre des tours. Les performances sont alors d'un bon niveau, le 0 à 100 km/h est abattu en 7,5 sec et les reprises, grâce à un bon étagement de boîte, se font sans arrière pensées. Mais bien plus que les performances réelles c’est sa capacité à enivrer qui fait merveille et j’ai trouvé beaucoup de plaisir à jouer avec le moteur et la boite de vitesses à l’étagement et au maniement réussi. L’autre bonne nouvelle vient de la consommation réellement maîtrisée dans le mode par défaut. Pour le mode dynamique, c'est autre chose mais pas dramatique pour autant.

Nous l’avons dit plus haut la MiTo repose sur une base connue, pas la pire, pas la meilleure. La motricité ne souffre pas de défaut d'autant que le constructeur italien l'a équipée d'un différentiel “autobloquant” géré par la fée électronique. Le comportement routier est donc sain mais c'est le ressenti au volant qui est plutôt perturbant. Très directe, au rendu très artificiel, la direction déroute un peu par sa vivacité. De plus son train arrière mobile caricature davantage l’amplitude des mouvements au volant. Il faut donc la conduire avec un minimum de braquage et une grande précision dans l’utilisation du volant. Cela demande, en revanche, une accoutumance et attaquer dès les premiers tours de roues avec la MiTo relève d’une extrême confiance en soi. Malgré tout, le comportement reste sain mais surtout amusant. Question efficacité, elle m’a paru un cran en dessous des meilleures de la catégorie, mais question plaisir l’une des meilleures. On aime ou on aime pas, mais ces imperfections rendent l'Alfa attachante. Question freinage en revanche, rien à dire, il s'est montré particulièrement efficace et endurant.

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CONCLUSION

Véritable coup de coeur de la rédaction, l'Alfa Roméo MiTo Quadrifoglio Verde met du baume au cœur. Réussie esthétiquement, performante, homogène au quotidien, elle est toutefois imparfaite dans son comportement routier mais est indéniablement l'une des autos les plus attachantes de la production automobile. Une auto passion comme Alfa sait le faire. Cette version est proposée à 28 800 €.

Les plus
- Caractère du moteur
- Conduite à la carte
- Sonorité moteur
- Motricité
- Tenue de route saine
- Charme à l'italienne
- Ligne

Les moins
- Direction déroutante
- Finition moyenne par endroits

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