Hyundai Tucson

Hyundai Tucson

Soumis par Anonyme le sam 06/05/2006 - 03:00
Hyundai renouvelle sa gamme sans grand bruit mais avec une belle efficacité. Après la Getz, le Tucson confirme les beaux progrès effectués par le constructeur coréen tant en qualité des véhicules qu’au point de vue commercial. L’esprit Zen fait son bonhomme de chemin et marque les esprits. Grâce à son nouveau venu, Hyundai peut aborder sans complexe le marché dominé par le RAV 4 et tenter de lui voler la première place. Essai de la version diesel CRDI en version 2 roues motrices proposés à 26 990 € chez ECORE Hyundai.Développé sur la base de l’Elantra, le Tucson n’est pas à proprement parlé un véhicule très encombrant. Il ressemble globalement à son grand frère le Santa Fé en y ajoutant ci et là une touche de dynamisme, voir de sportivité. En effet ses lignes tendues, son côté trapu et ramassé, sa double sortie d’échappement nous donne le sentiment d’être face à un véhicule performant. Performance suggérée également par les pare chocs noirs laissant deviner que le Tucson aime les chemins forestier ou encore le franchissement. Les jantes alus livrées de série apportent elles un côté chic. Parmi les détails pratiques nous noterons la lunette arrière qui s’ouvre indépendamment du coffre permettant ainsi de déposer quelques cabas alors qu’une voiture vous colle de trop près. Enfin, le concessionnaire local a eu la très bonne idée de le pourvoir de série de vitres teintées latérales et de custode du plus bel effet. Ni trop sombre, ni trop clair, il ressemble ainsi à un SUV américain et protège surtout du soleil les éventuels enfants assis à l’arrière. Bref, le Tucson est plutôt élégant et prêt à passer partout ou presque…

Confort et équipement princier
A l’intérieur, le constat se confirme, c’est une bonne surprise, l’habitacle est accueillant avec des sièges velours agréables à l’œil et au toucher. La finition ne souffre pas la critique, même si les plastiques utilisés sont assez durs au toucher et mériteraient un soin visuel plus flatteur, mais bon là, je vous l’accorde, ca s’appelle être pointilleux. Quoiqu’il en soit, on est plutôt bien assis et maintenu, le conducteur peut aisément trouver une bonne position de conduite grâce au volant réglable en hauteur tandis que les passagers ne pourront que se réjouir de l’espace dévolu aux jambes. Et c’est encore plus flagrant à l’arrière où l’habitabilité est princière. De surcroît, les dossiers de sièges sont réglables en inclinaison ce qui permettra à ces derniers de voyager loin sans fatigue. Dommage que la tablette de coffre arrière se montre sonore sur les revêtements déformés.
L’équipement, dans cette première version est déjà pléthorique que ce soit au niveau de la sécurité que du confort. En effet, pas moins de 8 airbags , un antipatinage, ou encore la climatisation automatique, l’autoradio CD MP3, les jantes alu et toutes les vitres électriques… Pour les plus exigeants, il existe une version offrant le cuir et le toit ouvrant.


Roi des champs ou des villes ?
 Le Tucson, il faut bien l’avouer, dans cette définition, se destine plus aux bitumes de nos côtes qu’aux sentiers du Dimitile. En effet, en l’absence de roues postérieures motrices et de boite courte, les pentes à 40°, les descentes glissantes ou encore les croisements de ponts sont à éviter. Dommage puisque ses angles d’attaques et de fuite sont intéressants.
 Sur la route, le Tucson étrenne le 2.0 CRDI dans sa version 112 ch. Déjà connu sous le monospace Trajet ou encore la berline Elantra, il n’a pas trop de mal à mouvoir ce SUV. Son couple de 25 Mkg à 2 000 tr/mn, et sa boîte bien étagée, mais manquant de précision et de rapidité, lui autorise des dépassements sereins et des reprises de bon aloi. Son caractère plein de volonté est agréable. Souple à bas régime, il ne s’essouffle pas en prenant des tours tout en gardant un niveau sonore en charge raisonnable. Les accélérations sont correctes à l’instar de la consommation plutôt bien maîtrisée. Cela dit, vu le poids (1 600 Kg), cette dernière est très sensible au style de conduite.
Haut sur pattes, cet engin ne nécessite pas d’appréhension particulière. Sûr et facile à placer il reste aisément contrôlable en toute circonstance. Ses suspensions sont suffisamment efficaces pour gérer confort et maintien de caisse en courbe... L’auto une fois posée sur sa trajectoire fait preuve d’une bonne stabilité même si nous aurions souhaité une direction un peu plus ferme pour mieux sentir la route. En conduite musclée et dans ses derniers retranchements, de plus en plus rare aujourd’hui, le Tucson 2 roues motrices montre quelques faiblesses de motricité, les roues avant en courbe ont tendance à patiner légèrement, ce qui se traduit par une coupure de l’alimentation grâce à l’antipatinage. Défaut que la version 4 roues motrices doit combler sans mal.
En ville le Tucson est à son affaire, la direction douce permet des manœuvres aisées, sa hauteur permet d’anticiper sur la circulation et ses contours ne sont pas difficile à cerner et sont bien protégés.

Au final, le Tucson nous a agréablement surpris et possède à notre sens toutes les qualités nécessaires pour être un best seller. Son prix est cohérent, son équipement et ses prestations routières de bons tons. Pour qui veut vraiment s’aventurer dans les chemins, préférez la version 4 roues motrices. Mais bon nous ne sommes pas bien nombreux à mettre les roues dans les chemins forestiers et en plus ils ne sont pas bien nombreux dans nos contrées.