L'arrivée des radars tronçons

L'arrivée des radars tronçons
par
glacier

Chaque année, de nouvelles mesures sont prises pour réduire le taux de mortalité sur les routes. Créé pour assurer la sécurité de tous, le nouvel équipement est basé sur un constat simple : à la vue d’un radar fixe, beaucoup d’automobilistes freinent brusquement pour ensuite ré-accélérer. Ce comportement accidentogène prouve l’inefficacité de ce type d’appareils qui force simplement les conducteurs à surveiller leur compteur à un endroit précis. Désormais, il existe un nouveau système de contrôle de la vitesse en 2012 : le radar tronçon.

 
Plus efficace que son prédécesseur, il permet de calculer la vitesse moyenne d’un conducteur ayant parcouru une distance connue. Pour cela, une première caméra située à l’entrée du tronçon enregistre le passage de toutes les voitures. Chaque plaque d’immatriculation est alors associée à son heure d’entrée dans la zone. Cette information est envoyée sur un ordinateur. Puis, à la fin du tronçon contrôlé, une autre caméra envoie l’heure de sortie de zone. Connaissant la distance exacte qui sépare les deux caméras et le temps mis par chaque voiture pour la parcourir, l’ordinateur peut alors calculer une vitesse moyenne. Si elle dépasse la vitesse limite autorisée sur la portion de route en question, le conducteur verra, dans un premier temps, son numéro de plaque affiché sur un panneau "pédagogique" suivi de la remarque "trop vite". Puis, à partir du mois d'août, les premières contraventions seront envoyées. Equipés d’un système infrarouge (pas de flash), les radars tronçon seront fonctionnels par tous les temps.
 
 
Pour que ces radars puissent être installés, il faut néanmoins que la route s’y prête. Il ne doit avoir ni sortie, ni aire de repos, ni station service,… Il paraîtrait incongru de chercher à calculer la vitesse moyenne d’un véhicule qui s’est arrêté dix minutes pour faire le plein. De même, il est impossible de faire une moyenne en ne disposant que de l’heure d’entrée sur le tronçon… Bien sûr, ce type de radars n’aura un réel intérêt que s’il est placé dans une zone accidentogène. Seront donc particulièrement visées les routes où on compte le plus d’accidents, les descentes où les conducteurs ont tendance à accélérer mais aussi les tunnels. Les automobilistes seront ainsi contraints à contrôler leur vitesse sur une longue distance ce qui devrait permettre de ra de réduire le nombre d'accidents.