OPEL ASTRA GTC 1.9 CTDI 120

OPEL ASTRA GTC 1.9 CTDI 120

Soumis par Anonyme le lun 08/08/2005 - 03:00
Trois lettres plus fortes que tous les mots. Voilà en substance ce que le nouveau Coupé Astra a comme ambition. Faire de ses trois lettres, la nouvelle référence de la sportivité chez OPEL. Ainsi ces 3 lettres doivent donner à l’Astra 3 portes, une image plus dynamique et plus haut de gamme. A la Réunion, comme en Métropole, la majorité des voitures vendues fonctionnent au gazole, nous avons donc logiquement porté notre essai sur la version 1,9 CDTI de 120 ch certainement la plus homogène.
 
 
Jadis critiqué pour le comportement routier de ses autos, le contructeur germano-américain a décidé de changer son fusil d’épaule et de faire du plaisir de conduire un atout. C’est ainsi, que la Gran Turismo Compact est née. Ces objectifs sont mis en valeur par une ligne parfaitement réussie pour des coûts relativement serrés. De la berline, l’Astra GTC a gardé la face avant, les ailes et a légèrement revu l’intensité de son regard en assombrissant les optiques. Un peu comme une femme qui met de l’eye liner. La poupe profite du même traitement, les optiques deviennent un tantinet techno tandis qu’une barette chromée porte le type de motorisation embarqué. Construit sur la même base que la berline, la GTC se démarque néanmoins par ses dimensions. Plus longue de 4 cm et moins haute de 1,5 cm, elle se repose sur le même empattement garantissant ainsi une bonne habitabilité. Son air rablé est mis en exergue par des passages de roues généreux encerclant des jantes de 17 pouces de série ou de 18 pouces en option et d’une assiette surbaissée de 15 mm.
 


Ainsi chaussée, l’astra GTC nous a enchanté par son comportement routier. Notre parcours routier de quelques dizaines de kilomètres fait de routes bien bitumées et sinueuses, convenait parfaitement à cette GT. Contrairement aux Opel d’antan, les liaisons au sol sont rigoureuses sur cette version. Bien aidée par une direction à la fois douce et précise, l’astra trace la route avec plaisir. Accrocheur le train avant suit fidèlement la trajectoire que vous imposez tandis que le train arrière apporte une touche de dynamisme supplémentaire à l’auto en enroulant les courbes. Bien suspendue, elle maitrise également bien les mouvements de caisse tant en courbe qu’en accélération ou au freinage. On se demande même si Cependant, les bruits de roulement apparaissent comme un point faible del’auto. Le travail des pneus au sol ou encore les percussions de suspensions sur les saignées sont bien perceptibles.

Malgré la puissance raisonnable de 120 Ch à 4 000 tr/mn mais surtout d’un couple maxi de 280 Nm dès 1 750 tr/mn, la motricité n’a jamais été prise en défaut même les roues braquées et sous forte accélération. Le moteur justement, issu de la banque d’organe FIAT, est un l’un des meilleurs actuels. A priori, souple et parfaitement disponible sur le papier, il se montre, néanmoins un peu paresseux en deça de 1 500 tr/mn mais rien de dramatique puisque qu’au delà de ce régime, ce n’est que du bonheur. Linéaire, il n’a pas un caractère du type on/off. Les montées en régime sont progressives et ne faiblissent en prenant des tours. D’autant que la boite 6 vous permettra d’être systématiquement sur le bon rapport. Cette boite justement est agréable à manipuler tant le sélecteur est précis même s’il manque en conduite soutenue d’un peu de rapidité. Les reprises sont sympathiques et permettent surtout une conduite coulée pour mieux aprpécier le confort à bord.
 
 
 
A son bord effectivement, engoncé dans un habitacle sobre et bien fini, tout le monde trouvera une bonne position de conduite et suffisament d’espace aux jambes tant à l’avant qu’à l’arrière. Ces derniers passagers profiteront d’une assise abaissée de quelques mm afin de ne pas se sentir trop tassé. Le toit, plus bas, fuyant assez tôt. Les espaces de rangements sont très limités. Nul part où poser un téléphone portable ou encore une bouteille d’eau. Bonne nouvelle le coffre n’ a rien perdu en contenance par rapport à la berline mais son accès est toutefois limitée à son ouverture relativement étroite. On ne peut pas tout avoir.
L’équipement ne souffre pas la critique en ce qui concerne la sécurité active ou passive. Tout y est à l’instar de quelques raffinements comme les clignotants temporisés ou encore le régulateur de vitesses.

Le budget représente aussi une bonne nouvelle puisque les tarifs sont plutôt serrés pour une auto ausi statuaire. L’équipement est complet quelque soit le niveau de finition choisi. D’Enjoy à Cosmo panoramique en 90, 100, 120 ou 150 Ch tout y est pour une fourchette allant de 22 000 € à moins de 30 700 €.

Au final, Opel a réussi a faire de son Astra un coupé à part entière. La ligne a du caractère, le comportement routier et les motorisatiobs sont à la hauteur de ce que l’on est en droit d’attendre d’un coupé sportif. Bref, cette Astra GTC est bien plus qu’une Astra 3 portes. D’autant que les tarifs ont su rester abordables.